Thé vert et champagne

Continuons dans le concis, le circoncis, la circoncision, la circonscription, la circonstance, la circonspection, la circonférence, la circonlocution, la circonvallation, la circularité, la circulation. Arrêtons ce cirque, je n’ai même pas de circonstance atténuante pour écrire ça (être saoule par exemple). Cela dit quand j’ai bu cette bière, j’étais un peu éméchée, c’était le 24 décembre, comme @hoppy_quarter, qui dévoile précisément avoir bu une Tipa, tout bourré de la veille, le 25 avec ses toasts au saumon (il ne faut plus manger de saumon), je dévoile avoir bu cette @la_ptite_maiz après une bouteille de Champagne, Dhondt-Grellet, si tu n’as pas lu mon post. Donc j’étais claire mais pas hyper claire comme on dit, j’étais plutôt Julie. La bière s’appelle : Blimey ! Tickle me & Shake me. Oui elle te dit tout ça, c’est une bière autoritaire, moi docile, je l’ouvre. Ah oui j’ai pas dit ce qu’il y’avait dedans, une base de pale ale, avec du thé vert bergamote, du citron vert, du lactose. Le tout à 4, 5 %, en houblons : citra/ mosaic.


Au nez tu n’es pas volée, la bergamote est bien présente, la douceur du thé vert, serais-je entrain de bruncher un dimanche matin et plus du tout le soir du Réveillon ?, les notes de citron et bien exotiques me rappellent que non, je bois du houblon. Un nez bien ouvert, doux, qui donne envie de goûter. En bouche c’est super frais, désaltérant, grosse buvabilité ; j’ai des notes d’agrumes, exotiques, de la céréale, la texture est très chouette, ils ont mis des flocons d’avoine qui apportent de la douceur, de l’onctuosité. La bergamote et le citron donnent le peps et ça en fait une bière toute douce, équilibrée et bien vive. Et surtout je ne sentais pas trop le vilain lactose.
J’aimerais la regoûter Agen, parce que je pense qu’elle méritait plus, cela dit dans ces circonstances, je l’ai trouvée très chouette.
Un cadeau du photographe fou (et futur grand brasseur) : @hopsessionale et @chopetabiere.

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Champagne Supernova

Dans un premier temps je vais te parler Champagne ce matin, pour préparer les fêtes tout ça, même si vous êtes plutôt à ouvrir chaque jour, vos bières de l’avent. Hélas, je n’ai pas un calendrier de l’avent Champagne et même si tous types de calendriers se commercialisent, j’ai un doute sur celui dédié à la Champagne, on pourrait faire un calendrier Vosne- Romanée aussi, entre millionnaires.
Dhondt-Grellet est situé à Flavigny, Côte des Blancs, Adrien Dhondt, le vigneron, est influencé par les vinifications bourguignonnes.
Dans un premier temps est son entrée de gamme, et des mises en bouche de ce niveau, j’en veux bien tous les jours. Le vin est composé de 50 % de chardonnay venant des terroirs de Sezanne, de 30 % de pinot noir d’ Avenay Val d’or et 20 % de meunier (le pinot) venant des terroirs de Cuis. Le vin est vinifié en cuve inox, et assemble 70 % de la récolte de 2015 et 30 % de la réserve perpétuelle (depuis 1986). C’est un extra-brut (5g), il a été dégorgé en Octobre 2018.

Au nez, c’est dans un premier temps (j’arrête d’en abuser) pâtissier, puis je sens des arômes de citron confit, d’amande fraîche, c’est assez mûr, jaune mais profond, frais, complexe, gourmand. En bouche, les bulles sont fines, élégantes, l’attaque est vive, fraîche, l’acidité bien présente, je sens une certaine puissance mais l’équilibre est remarquable. J’ai quelques petits zestes, des fruits jaunes, la finale est légèrement saline, minérale. C’est frais, complexe, vif, salivant, long. Un délice, hâte de goûter le reste de la gamme.
Trouvée @caves_amiel qui propose une sélection remarquable de Champagne enfin plutôt une sélection remarquable tout court.
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L’affaire Elixkir

Avec la petite vertu, de la Brasserie @elixkir, numérotée : « 007* La part des hommes », comme un certain agent secret qui boit du Bollinger, du Champagne, pas de la bière ; j’ai eu le sentiment de revivre ma vertigineuse expérience Finback avec son Oscillation, dont les numéros de série, correspondant aux différentes IPA m’avait perdue, avait perdu Untappd et me plongeait directement dans un film de Lynch. Je ne vais pas te refaire Patricia, la blonde, la brune, le mec qui change, d’autant que le petit oiseau qui illustre l’étiquette joue du saxophone, comme un certain Fred Madison. Mais une fois encore où suis-je ? (si vous dîtes dans ton cul, libre à vous, c’est éculé). Un double mystère entoure cette bouteille, en fait elle est ainsi numérotée #07, sur l’étiquette mais référencée partout en #08, lorsque @fab_ze_fab_ a chroniqué cette bière, et je t’invite à lire ses notes, toutes, si ce n’est déjà fait, mais enfin tu peux aussi lire les miennes puisque tu es là, lui c’était #08, et sur Untappd la bière est aussi numérotée 08. Mystère. J’en parle à @orycamabrew qui aime tellement ce jus qu’il en a fait sa photo de profil, et qui me dit :  » celle que j’ai bue, était élevée en fût de Chassagne ». Et là je me dis, tel Peter Falk, mais la cuvée 08 est en Chassagne moi avec mon 07, c’est une « simple » barrique de Bourgogne blanc, sauf que notre ami Fab avait parlé de Bourgogne et non de Chassagne. Je piétine dans mon enquête. En me rendant sur le compte Instagram de la brasserie, elle a publié la photo de la bière, avec écrit #07 sur l’étiquette et noté dans le texte: « #08 La part des hommes »- bon mystère- et bien confirmé que la bière était élevée en fût de Chassagne-Montrachet soit une énigme résolue.

Bref je me pose trop de questions en attaquant cette bière élevée donc en barrique de Chassagne, pendant 6 mois, qui tape à 6,7 %, millésime 2019 et qui est une saison verjus (et oui y’ a du verjus dedans, c’est écrit). C’est écrit iii et ça se sent, vert c’est vert, il n’y a plus d’espère. Déjà à l’aveugle, j’aurais dit « vin blanc », même sauvignon, c’est à s’y perdre, nous voilà bien, sauvignon car arômes de pamplemousse, citron, et aspect variétal. Puis, je secoue, secoue, secouez-moi avec méthode (comme disait notre cher Alain) et là d’autres senteurs se dévoilent. Des céréales, de la pomme verte, Granny smith, de l’amande fraîche, du noyau. Mais le végétal domine, du petit pois, de l’artichaut, toute la gamme du végétal sauf que ça fait un nez très agréable. Oui, car les agrumes adoucissent le vert, que tout est harmonieux, qu’on ne te colle pas direct une assiette d’artichaut dans la tronche, c’est subtil même un peu floral. Et dans le palais ? Et bien ( je me venge des profs qui disaient qu’on ne pouvait commencer une phrase par « et ») c’est végétal, la pomme verte, le bourgeon, mais aussi les agrumes, citron en tête. Une belle acidité -légèrement- citrique, acétique, une trame acide qui donne un très beau profil à cette bière ; c’est vif, droit, dynamique. Tu as des petits zestes sur ta langue, ça pétille, c’est plein de peps. En finale, tu sens le gras de l’élevage en barrique, des notes vineuses et une petite amertume, avec des touches réglissées, sèveuses. Excellente.

Je n’ai résolu aucun mystère n’est pas Columbo qui veut ou mieux, 007, ah non ne me parlez plus de chiffres, et surtout pas de 7 ou de 8. Et puis je préfère Peter moi, d’abord je n’ai jamais vu un James Bond, et il le faudrait, j’en ai bien conscience mais Peter Falk c’est Cassavetes et ça c’est encore une autre histoire et une histoire alcoolisée.

*C’était juste pour James Bond.

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Un détour chez Sanzay

Ce matin, un petit « détour » par le monde du vin, tu avais prévu de faire un trajet sur autoroute avec pour seule pause, les péages, la prise de ticket ou le règlement, moments palpitants dans ton voyage, pour moi c’est toujours un moment stressant, vous aussi ? Déjà je ne me colle jamais assez et je dois limite sortir de la voiture pour payer, là mon cœur bat fort, comme quand je devais passer à la gym devant des ados cruels, je tâche de faire des progrès, et j’arrive plus à gérer. Et puis je stresse qu’on klaxonne, je déteste le klaxon, je ne m’en sers pas, sauf vrai danger, et si on me bip bip, je le prends très mal. Je suis une conductrice susceptible, c’est bien que je n’aie plus de voiture…Ou comme autre étape, un arrêt pipi sur une aire d’autoroute qui peu à peu se transforme en supermarché. Là encore, pour entrer ou en sortir, tu as ronds-points, petit pont, tu es dans un parc d’attraction mais avec ta voiture, vraiment pas drôle, cela dit je ne trouve pas drôles les parcs d’attraction.

Je te propose tranquillement de quitter l’autoroute, d’arrêter d’enrichir Vinci, de prendre une jolie route, prendre le temps, pourquoi pas t’égarer, et te diriger tranquillou vers Saumur. Antoine Sanzay possède des vignes sur l’appellation Saumur et Saumur-Champigny et quelques très beaux terroirs, notamment le très prestigieux « Poyeux »(que tout le monde s’arrache chez Clos Rougeard mais qui, chez Sanzay, est encore à un prix très acceptable, le garçon a d’ailleurs reçu des conseils du domaine précédemment cité). Les vignes sont conduites en bio et pour les terroir : argilo-calcaire.

Mon Poyeux est un 2011, millésime finalement que j’ai peu goûté, millésime compliqué (mais tous les millésimes vont devenir compliqués) et assez précoce en Loire. Si vous avez des expériences en 2011, je suis preneuse. Cépage Cabernet Franc, puisque Saumur-Champigny, le nez est profond, sombre puis très framboise, cerise, élégant, subtil, j’ai des petites notes terreuses et légèrement épicées. En bouche, c’est très soyeux, délicat, les tannins sont encore un peu présents mais bien fondus, jolis (le vin en a encore sous la pédale). J’ai un beau jus, de la gourmandise, de la pureté. Je retrouve mes fruits noirs, les épices, la ronce, une acidité tout au long. Bref un grand vin, d’un bel équilibre, l’élevage est encore un peu présent mais très beau. J’avais eu l’occasion de goûter 2014 de ce même Poyeux qu avait un très joli touché , un superbe équilibre aussi.

Faisons des détours.

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Dalva

Ce matin, alors que j’avais fait une sorte de tournée d’adieu, je commente une DIPA, vous seriez en droit de me dire « mais comment ? », de vous exclamer « remboursez », de vous égosiller « c’est une honte ». Non mais déjà calmos, la tournée, je n’ai rien touché, vous n’avez rien payé, et c’est un compte dédié à la bière alors forcément y’aura bien des petites escapades ipesques. Et puis cette DIPA, un, on me l’a offerte, et deux, elle n’a rien d’une double NEIPA hazy, juicy, fruity, smoothie machin, machy.

Et non, c’est une DIPA que je pourrais classer parmi les bonnes vieilles ipa à l’ancienne, encore que, elle a sa petite touche personnelle et je vais tenter de te la raconter. Il s’agit de la « Dalva » de la brasserie Thiriez,8,5%, le titre est une référence à Jim Harrison, et j’ai cette édition (celle que j’ai mise sur mon ordi) mais je l’ai prêtée (et oui, c’est ça de prêter ses livres, enfin en l’occurrence, c’est déjà un prêt ; prêter, un prêt, c’est fou ? en tant normal, je dirais oui, mais là tout reste en famille). Bref en dépit d’une réelle envie, un jour, d’explorer l’univers de l’écrivain américain, pour l’instant, ce n’est pas fait et donc je te cite du Jim (pas celui des Portes), :  » Une seule bouteille de bière suffit à engendrer un flot de grandes pensées » (Dalva) et quand je vois tout ce que les copains @matthbeers et @fab_ze_fab_ * nous délivrent comme grande pensée « juste » autour d’une bière, je ne suis pas loin de penser comme Jim. Cette citation figurait sur la contre-étiquette du flacon de Thiriez. Au nez, ça sent le miel de sapin, la sève (ok je l’ai bue juste après celle de Mathurin, « bourgeons de pin » ça a pu me contaminer mais non, je t’assure), les pins, les épices, mais aussi les fruits confits, plutôt des fruits exotiques confits, même un cake aux fruits confits (pas un Papy Brossard hein, un bon, maison, avec de bons fruits confits) dans lequel tu aurais ajouté, dans un élan de folie, une pincée d’ épices. C’est très gourmand, malté, j’ai même quelques notes de pâte d’amande, un nez très dessert mais absolument pas écœurant, et puis quelques notes herbacées, de foin, viennent te rappeler que tu smell une dipa.

En bouche, du corps, une jolie texture, c’est bien malté, tu sens la céréale, le miel, les fruits confits, c’est assez pâtissier et en finale, tel un coup de matraque ah non un tir de LBD, c’est la nouvelle tendance automne/hiver, printemps/été, 2018/2019, 2019/2020 dans le catalogue La Redoute des violences policières (oui on était plus la Redoute que Trois suisses chez moi, et vous ? j’y ai même travaillé comme télé-conseillère pendant mes années de fac, incroyable) ; tu te prends une grosse amertume bien sèche, bien résineuse, bien tranchante, non pas derrière la tête, ou en plein œil, non dans ton palais. Et dieu soit loué, les brasseurs sont plus doux, et ces élans amers sont des plus agréables. Superbe.

Merci @f.compain pour ce cadeau et faudra me rendre mon bouquin hein.

*Bien sûr plein d’autres comptes livrent de super chroniques, mais là je songeais à ceux dont la pensée, le flot s’égarent un peu du sujet bière, pour mieux y revenir.

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Savagnin Party

Je ne mange quasi plus de fromage, mais j’avais envie de comté et qui dit comté dit ? noix (et j’en avais), vin jaune, bon on pourrait l’accompagner sûrement d’un bon Oloroso ou d’une Manzanilla voire d’un Palo Cortado, enfin un liquide un peu oxydatif et bien qu’ayant quelques jolis oxydatifs espagnols en cave, j’ai eu envie de faire un accord 100% savagnin. Comme je crois avoir majoritairement des lecteurs et lectrices « bières » ne me tombez pas dessus amis sommeliers du vin ou spécialistes, mais je vais rappeler ici ce qu’est un vin jaune. Ce merveilleux liquide est vinifié avec du savagnin, cépage typiquement jurassien, seules quatre AOC sont autorisées à le produire : Arbois, Château- Chalon, Côtes du Jura et l’Etoile. Après fermentation le vin est conservé six ans et trois mois, minimum, en fûts de chêne de 228 litres sans ouillage, c’est-à-dire sans compléter la part de vin qui s’évapore, (c’est pourquoi vous pouvez trouver des vins blancs du jura où vous verrez « Savagnin ouillé » ou « Savagnin non ouillé », mais qui ne sont pas des jaunes mais des vins blancs « classiques » qui selon ouillage ou pas pourront avoir quelques notes similaires au vin jaune mais en bien moins puissantes). Un voile de levures se forme alors et préserve le vin de l’oxydation. Le vin jaune est conditionné en bouteille de 62cl, le clavelin. Ce vin est increvable, j’ai ouvert un 2006, c’est un nouveau-né, ou juste une idée de bébé. Le domaine : Jacques Puffeney et c’est un Arbois. Puffeney est une figure emblématique du vin jaune, il a vinifié son premier millésime en 1962 (année de sortie de Love me do, heureusement ils feront mieux après, mes copains de Liverpool), son travail se veut le plus traditionnel et naturel possible. Ses autres vins, sont aussi très chouettes. Le bonhomme a pris sa retraite ou plutôt réduit ses parcelles, et vendu une grande partie de ses vignes au Marquis d’Angerville, grand domaine bourguignon, Volnay, et c’est devenu le domaine du Pélican. Le dernier millésime de Puffeney, est 2014 pour le vin jaune. Ok partie vin, ça c’est fait, tu me suis on passe à la bière.

Comme j’avais aussi envie d’associer une bière et que je n’avais pas de triple sous la main, j’ai opté pour la Savagnin barriquée @brasserie_saleve. Ainsi je reste dans mon thème. Je l’avais déjà goûtée au BLF et elle était magnifique mais l’oxydatif est bien plus discret qu’avec un vin jaune. So j’ai testé les deux et je vous propose une double chronique.

J’ai bien évidemment commencé par la bière. Cette Hors-Série Savagnin Barriquée, à 6 %, est une blonde, macérée sur du marc de savagnin de Haute Savoie de 2016, fermentée avec les levures indigènes de ses raisins, vieillie ensuite un an en barrique de Fleurie. La robe est sublime : dorée avec des reflets ocres, fauves. Au nez je sens la pomme, une pomme qui va me jouer des tours, une magicienne, tantôt blette, tantôt beurrée, caramélisée. C’est aussi très floral, puis je passe au côté plus funky : la ferme, le foin, le sauvage (et pas le sauvageon). Les céréales sont bien présentes et surtout des notes assez typiques du savagnin : la noix fraîche, les épices. C’est légèrement oxydatif tout en étant bien gourmand. Un nez bien complexe, prometteur et qui m’annonce une soirée pleine de folies. En bouche, l’attaque offre une petite acidité, une légère salinité. La carbo est assez faible, c’est ambiance simple et funky : pomme blette, noix fraîche, sauvage, ferme. C’est salivant, sur la finale, tu sens le gras de l’élevage en barrique mais tout en restant équilibré, t’as un côté vin blanc type certain chardonnay du Mâconnais, fruité, gras. Une bière magnifique, sublime avec le comté et ses touches salines, la noix qui faisait ressortir la fraîcheur de la bière. Stop ou encore, je passe au vin ou c’est trop long ?

Jean Paul et Georgette ont voté pour, je continue. Mais la suite sera dans le prochain post (dans deux minutes).

Suite de l’épisode précédent où vous trouviez la présentation du vin, si vous ne lisez que le Tome II :

J’avais épaulé le vin en début d’après-midi, il était encore meilleur le lendemain. La robe est dorée. Au nez ça sent les pommes acides, puis beurrées (tiens tiens), la noix fraîche, le curry, l’orange, l’orange confite même, un peu de cacao, c’est salin. Un nez très précis et très intense assez typique de l’appellation. En bouche, pas mal d’acidité, une attaque vive, du volume, de la noix fraîche, des agrumes, la finale est longue, salivante, épicée, curry surtout. Un vin magnifique, complexe, gourmand et précis, frais et vif. L’accord avec le comté est sublime, plus la roquette un peu poivrée, le bon pain, les noix, la pâte de coing qui adoucit. Les deux boissons, étaient très cohérentes avec la noix et la pomme comme trame commune, la précision, la complexité.

Contente de posséder un autre 2006 que j’ouvrirai dans 80 ans, ah non je serai morte, dans vingt ou trente ans alors (aucune garantie d’être vivante cela dit).

Merci à Patrick Guiral, agent à Toulouse, qui n’a sans doute pas de compte instagram mais qui m’avait vendu ce Puffeney à un prix très sympa. Et merci @bieronomy pour la Mont-Salève.

Le comté venait de @xavierfromagerie, réserve 2017, magnifique. La salade du jardin #unebiereunesalade (je peux caser un des mes hashtags préférés), merci la jardinière @labourseoulavie, les noix ramassées en Normandie, et la pâte de coing faite maison. Le pain de @ceci.et.cela.

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Mathurin Malbreil

Première dégustation ici des bières de @mathurinmalbreil que j’ai « connu » grâce @fab_ze_fab_ et @fredericcabrera5 et grâce à mon lieu de résidence : Toulouse, j’ai eu le plaisir de rencontrer en vrai Mathurin, lorsqu’il m’a remis mon petit pack. Et vu ce que j’ai goûté pour l’instant, j’attends le prochain avec impatience. La bière du jour: Une Table saison, Bourgeons de Pin titrant à 4,1% avec la levure kveik.

La robe est jaune clair avec un beau col de mousse. Au nez on sent bien la levure Kveik, c’est floral, épicé, la céréale est bien présente, tout comme le citronné, puis viennent les bourgeons de pins à savoir un côté sèveux, résineux. Les épices dominantes pour moi sont le poivre et notamment le sichuan et le timut (celui qui sent le weed et les houblons). Un nez magnifique, complexe, fin, qui ne cesse de se dévoiler au fil de la dégustation et qui est de plus en plus « waou ». Un peu comme si tu avais en face de toi une personne déjà super et qui au fil de la conversation t’épatait encore plus (pas celle que tu supplies de se taire, intérieurement, tellement elle parle et t’ennuie, et dont tu te dis : « mais comment peut-on autant monopoliser la parole? »; vous noterez que j’ai sûrement dû vivre cette situation, dieu soit loué avec des personnes jamais avec des bières). Y’aurait-il plus de beaux nez que de belles personnes? Le débat est ouvert.

En bouche, l’attaque est vive, fraîche, la carbonatation bien pêchue. Le citron revient, les épices, j’ai cette fois du gingembre, bref tu l’as compris le combo poivre /gingembre/ citron/ pins donnent une sensation de fraîcheur, de peps. Je perçois quelques notes florales, la rose surtout (je suis une quiche en fleur,c’est ça d’avoir passé 38 ans sans jardin, donc j’en connais peu et en identifie peu, logiquement, j’essaie de me corriger et d’apprendre). La finale est légèrement amère, c’est résineux, « pineux « . En retro, j’ai mes bourgeons, c’est salivant, digeste, frais, désaltérant. Une bière d’une grande complexité, élégante et fine qui doit offrir de multiples possibilités d’accords bière/mets tant tout est subtil, dosé, équilibré. Bravo Mathurin et vivement la suite.

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Au boulot les feignasses

Mais oui, c’est bien moi, encore, ne tombe pas de ta chaise, trois jours de suite alors que je sortais une chronique par semaine, même pas. Oui mais je me mets au boulot là, merde, j’ai entendu notre ministre du travail (non Fabien, je ne fais pas une fixette, pas plus que toi avec le sexe), tu vas lever tes fesses de fainéante, est-ce que je travaille un jour par semaine moi ? non Muriel mais moi là je ne suis pas payée pour mes chroniques, taratata, chômeur ce n’est pas un métier, au boulot les feignasses*. Ah ok je croyais moi que c’était un boulot chômeur, une catégorie professionnelle: « le chômeur » avec que des gens pareils, des profiteurs qui se la coulent douce ; vu qu’on touche deux ans d’indemnités maximum par contrat, je me disais ça se tient le mec passe 45 ans de sa vie sur son « salaire » de Pôle emploi, qui a duré max deux ans et peut-être trois mois et qui représente 75 % de ton salaire au maximum, souvent moins. Elle fait bien de le préciser que ce n’est pas un métier. Alors que du boulot y’en a tout plein qu’elle dit, ah oui tout tout plein surtout sur le site de Pôle Emploi, plein de contrats courts, mal payés, avec des horaires discontinus, ou du service à la personne, et ces contrats courts ne te permettront pas de toucher des indemnités derrière puisqu’il faudrait travailler six mois, si ces formidables emplois foisonnent ils sont trop courts, hey bah, suffit de les enchaîner. Et au travail, et bien les enchainer, car la réforme en double effet kiss cool, oui car là tu te prends un gros coup dans la gueule et puis comme ça on en parle un peu mais le vilain coup, celui qui va te niquer ta gueule de chômeur, c’est en avril, et plus personne n’en parlera. Ton boulot tout pourri là payé au smic, qui te fera travailler en discontinu, bah si tu ne le fais pas pendant six mois de suite, t’auras encore moins de pognon, parce que tes indemnités seront calculées différemment. Mais c’est astucieux ça prépare direct à vivre avec le RSA. Et puis ça va surtout toucher les plus précaires, on s’en fout, les pauvres n’ont aucune visibilité.

Tous ces nantis. Heureusement que ça va changer. Donc je m’exécute, je livre ma chronique, je vais essayer de m’appliquer même si derrière je dois en écrire 90 en deux heures (elle met la pression Muriel).

Une Popihn donc puisque c’est la tournée des adieux tu l’as compris. Une IPA mais laquelle. La loral (houblon american), un petit single hop donc à 7,5 % mais c’est que ça frise la DIPA. Au nez ça sent ce qu’on ne sent plus depuis quelque temps, et qu’on regrette alors qu’on ne faisait que pester contre lui, pas moi hein, je suis sage, mais les « on », l’été. Oui ça sent le nectar de l’été. Mais pas seulement, mangue, ananas, l’ananas étant bien présent, les agrumes mais j’ai aussi des notes florales, de foin, un côté herbacé. C’est intense, pulpeux, concentré. En bouche, le corps est plutôt épais, la texture est très réussie, c’est rond, gourmand, du gros nectar de fruits jaunes, relevé par les agrumes, un peu de fruits exotiques. L’amertume est légère, l’équilibre équilibré, non je blague.

Bon je vous laisse mes lapins, je vais à mon vrai travail, dans une cave (et non @matthbeers ce n’est pas ce que tu crois).

*Au boulot les Feignasses est un titre de Michel Sardouille, c’est une parodie du Groland, c’est sur son album « la rupture tranquilou », c’est un peu vieux mais ça se trouve encore sur le net.

Trouvée @distributeurde
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Tournée des adieux

Hier tu l’as vu ou lu (on voit plus qu’on ne lit sur Instagram, mais enfin si tu ne m’as pas lue hier c’est que tu étais tout aussi fainéant que moi) j’ai fait court. Cela ne me ressemble pas trop, je rendais toujours trois copies doubles à mes profs éberlués (au début de l’année après ils s’habituaient) et je précise que mon écriture en plus d’être illisible est plutôt serrée. Donc c’étaient vraiment 12 pages. J’ajoutais souvent en collant par dessus des bouts de copie sur mes dissertations, pas en technique paperole à la Marcel, « proprement » par dessus la copie d’origine, sans dépasser, oui car j’avais toujours une idée en plus à développer. Bref je ne sais pas faire bref, si en maths, je faisais très bref, et je ne chopais même pas le point de présentation (la honte) et oui j’écris mal, même mon nom. Donc hier j’ai fait court mais là c’est déjà trop long, tu vas la cracher ta chronique.

Oui je vais la cracher mon IPA et entamer ma tournée d’adieux et de « vieilles photos ». Mes dernières Popihn, qui ne sont pas les plus récentes de la brasserie qui ne cesse chaque mois de nous épater avec ces DIPA/IPA et bien entendu berliner Weisse, Porter, Imperial Stout et on attend tous les spontanées ou mixtes. Je ne vais pas encore répéter que je n’achète plus d’ipa et même celles de Popihn, car oui j’avais toujours envie même en sevrage de retomber et de me faire un dernier spliff avec Popihn.

Je commence par la Wake and Blake chroniquée hier par @hopsessionale , une IPA à 6,8 % collab avec @dryandbitterbrewing (Danemark) avec du citra (mais qu’est-ce donc?) de l’idaho 7 et du simcoe. La robe est bien trouble, au nez, je sens le pain grillé, le citron vert, la mangue, la passion, un nez bien intense, une huile essentielle de houblons. D’autres agrumes rejoignent leur copain citron, « hey citron, pamplemousse, orange et mandarine peuvent venir à côté ? » « oui, oui plus on est de fruits plus on rit ». Les céréales sont aussi de la folle partie, y’a une pointe résineuse, végétale. Bref un nez très joli, engageant qui est là pour te rappeler combien tu aimes ce style. En bouche, j’ai une faible carbonatation, c’est très new england, jus de fruit, nectar même si le corps est assez fluide, pour un nectar, c’est une ipa aussi. Tous mes fruits sont au rendez-vous, en finale j’ai une amertume bien sèche et résineuse, un côté peau de pamplemousse aussi et surtout avant ça -ce qui me plait beaucoup- un coup de fouet (hiha) avec des zestes et une petite acidité. Bref un très joli titre.

Trouvée @distributeurde
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Wizard et The Mellon Collie

J’ai aimé cette canette tout de suite, avant même de la goûter, j’avais vu les illustrations de @wizardbrewing, brasserie suédoise, Göteborg, première brasserie de Nikola Servecic, qui a vu le jour il y’ a un an, elle est spécialisée dans les bières acides, pour l’anecdote le même brasseur a crée Duckpond Brewing, en août dernier (anciennement Mikrofonbryggeriet) qui proposent des ipa, des stout.

Pour passer une journée totalement suédoise, et m’imprégner, j’ai fait mes emplettes en couronnes, je suis devenue grande et blonde, et j’ai regardé un film sublime de Bergman, Les Fraises sauvages, bien sûr une seule de ces affirmations est vraie. Revenons à mes canettes, enfin ma canette, avant de m’enflammer et de tout acheter, je goûte un titre à savoir Puppethead, un Berliner Weisse, framboise, cassis, affichant 4,5 % . C’est une collab avec @morgondagens.

J’aurais aimé remonter le temps, en 95/96 (juste pour l’anecdote car en vrai je détesterais avoir cet âge là de nouveau) où je regardais des clips, mais je n’avais pas MTV, MCM, je devais me taper M6, qui passait rarement ce que j’écoutais. Toujours est-il que je me souviens parfaitement du clip de Tonight,Tonight des Smashing Pumpkins, et que le visuel de Wizard m’a replongée dans ces images (même si le bleu diffère) et ce double album qui a tant compté pour moi, non qui compte toujours. Tonight, Tonight est sublime, mais elle arrive vite, trop vite dans cet album où tout va de soi, je me souviens que j’avais une chaîne hifi qui pouvait lire plusieurs cds (wa trop cool) mais que tu avais quelques secondes, un petit bruit lorsque la transition s’effectuait. Donc je » passais » au disque II, le bleu, qui pleurait, sans même bouger, mais ce petit clic me basculait déjà dans une autre atmosphère. Mellon Collie and The Infinite Sadness, s’achevait par Farewell and Goodnight où tout le groupe chantait, et tous nous disaient au revoir (et pas à la Giscard), bonne nuit et moi j’étais très triste car l’album était fini, et un double album, il est avec toi, il te cajole, un monde semblait se finir, une atmosphère, un moment ; un regret déjà s’installait, un sentiment de perte, de finitude ; les Beatles m’avaient déjà fait le coup avec leur Good Night qui clôt magnifiquement le Double Blanc. Tout album double te dit-il nécessairement bonne nuit, ça va aller, on va se retrouver, fais repeat et c’est reparti ? Oui ça repart, mais même avec le mode repeat (j’avais une chaîne super élaborée) cette montée d’angoisse que j’éprouvais à la fin non dès le début, de cette chanson 14 revenait. Et revient toujours. Et je suis à jamais dans ma chambre d’adolescente. Ces dernières notes de piano qui rappellent celles du titre d’ouverture, la boucle est bouclée.

Passons ces souvenirs d’adolescente qui ne buvait pas de craft à une presque quarantenaire qui en boit. La robe est une invitation à la dégustation, un beau rubis tirant vers le rose. Le nez est framboise framboise…framboise (faut le chanter en Voyage Voyage) mais pas seulement, les ronces, les fruits des bois, les baies, et donc le cassis sont bien présents mais moins que ma framboise. Comme souvent, pour moi, au début je sens le fruit pur, aigu, dans son acidité, sa fraicheur, de la framboise sauvage (et pas les fraises) et au fur à mesure des notes plus crémeuses, pâtissières, de la crème glacée, du yaourt même de la pâte à tarte imbibée de framboise. Un nez précis, gourmand, qui te supplie de goûter. Allons au supplice, l’attaque est fraîche, acide, pure, tranchante, le fruit bien présent. En milieu de bouche, je sens comme de la barrique neuve, un côté « beurré », plus rond donc mais qui m’interroge, sans me déplaire, point de passage en barrique, point de lactose dans les ingrédients, est-ce l’acidité lactique ? La finale est légèrement saline, astringente, presque tannique, tu retrouves ce côté ronce, baie mais tout en gardant ton fruit et ta gourmandise. En rétro les notes plus crémeuses rejaillissent, mais accompagnées de l’acidité bien vive. C’est super long. Bref un titre équilibré, complexe, dynamique qui donne envie de tout goûter. Trouvée @labierotheque et merci @mathurinmalbreil de m’avoir recommandé cette brasserie quand je te demandais « mais c’est vraiment si bon? » .

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P.S. : Pour être plus précise c’est Alexander Jansson (@janssons.art) qui illustre ces canettes, son univers fait aussi penser à Tim Burton, c’est très féérique, onirique, enfin je suis une quiche en illustration mais moi ça m’évoque tout ça.